Sans certitude, un lendemain d'hiver, et il ne fait pas froid. Il ne fera plus froid

Sans certitude, un lendemain d’hiver, et il ne fait pas froid. Il ne fera plus froid
Les agneaux du petit jésus n'avaient à priori pas beaucoup plus de toit que les sdf sur les bords du tableau de cette crèche géante.

Le bal des chacals par contre avec leur indispensable duvet d'oie transgénique, leur boisson chaude, hydratante et laxative et leur chants louant jusqu'à la déraison les mérites d'une religion nouvelle comme une réclame tapageuse, peuvent toujours, comme il est de bon ton chaque année aller se faire foutre.

Il se dit qu'en cette période plus que jamais, il doit fuir à tout prix : c'est ainsi qu'il s'efface dans la nuit, battu par le vent quand les tv s'allument.
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# Posté le vendredi 27 novembre 2009 11:44

redevence tv?

redevence tv?
Ce reportage sur le monde du travail sur la 3, je me suis senti tellement mal, plutôt mourir dans le caniveau sans aide, sans assistance, sans personne pour penser à moi. J'exagère mais...en fait non.

On a parlé d'autres choses mais j'avais ce goût d'insatisfaction, énorme chez moi, en même temps c'est compréhensible avec des êtres aussi pervers, les choses importantes du monde, le fric, les accords, comme des gamins, comme maman et ses bijoux, je ne comprends pas, je ne veux pas comprendre. Ce qu'il y a de triste c'est que les Colombes ne résistent pas beaucoup aux balles des fusils.

M. qu'est-ce qu'elle est devenue, je l'ai vu faire le trottoir, je l'ai vu enceinte et saoule et maintenant ? Je me demande si elle souffre ou au contraire si elle est heureuse, bref on ne va pas pleurer sur des fantômes.
A la Tv, intégration, régime, case prédéfinie. Les tentes à Paris. Elle devrait être fluo la nuit, je veux qu'elle éblouisse les voitures et que les gens aient honte. Le fou parlait comme ça : je veux que les gens soient coupables. J'essayais de parler comme ça d'ailleurs cet homme n'était pas fou juste un peu surmené, fatigué, exténué.

Les étoiles sont là, peut-être, seulement pour un certain type de gens, il faut l'admettre et se résigner (c'est trop drôle). C'est comme ça, il faut procréer, pro et créer... C'est pourtant simple et je me tue à le dire, NON il n'y a pas de tu verra plus tard pour moi c'est une question de vie ou de mort, il faut le comprendre vie ou mort, quelque chose d'aussi fort que quelqu'un qui décide de rentrer dans les ordres.

Hiver 2003, devant la finale de la star ac, il lui vomissait dessus des fois en dormant, elle le poussait sur le côté, pour pas que son vomi remplisse ses poumons, risque d'infection, de noyade par rendu et puis elle retournait à son sommeil si précieux, son secret, éternel et inébranlable c'est là que j'ai compris.


Ma vie à un putain de sans(e)

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# Posté le mardi 10 novembre 2009 03:59

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 04:21

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Pour pouvoir s'entrainer jusqu'à la fin de sa vie, il faut le faire d'une manière intelligente. Tout découle de là.
Sans la santé pas de combat.
Sans le combat pas d'efficacité ou présumé telle.
Mais sans la santé pas de continuité dans la pratique

Alors, oui forcement l'entrainement change parce que notre vision et notre besoin évolue. Certains s'accrochent et trouvent le juste milieu leurs permettant de continuer à s'exprimer dans leurs écoles de prédilections.
D'autres, inconsciemment (peut être pas tant que ça finalement!) se tournent vers d'autres styles, d'autres approches qui leurs ressembles mieux.

La fougue de la jeunesse passée, les anciennes blessures refont surface et nous rappellent à la réalité.
Notre corps change. Notre pratique évolue.
Pas seulement vis à vis de notre corps "physique" mais également vis à vis de notre perception de cette pratique. On ne s'entraine pas de la même façon qu'il y à dix ans.
Et on ne s'entraînera pas non plus de la même façon dans dix ans.....
Plus j'avance et plus je découvre que les styles et les fédérations ne sont que des pièges, que même la technique n'existe pas, elle n'est qu' un cadre de travail et doit être dépassée. C'est une aventure personnelle qu'il faut comprendre intellectuellement puis sentir dans son corps.

pour paraphraser Kenji TOKITSU:

"La voie (dô) concerne, pour les Japonais, toute la durée de la vie. La notion de budô comporte une tension vers l'amélioration de soi-même, c'est-à-dire de la personne dans sa totalité à travers la pratique martiale. Cette expression est compréhensible pour les Occidentaux, mais ils ne lui donnent pas le même sens que les Japonais."

Mais les paroles s'envolent et on fini toujours par faire ce qu'on veux.
Certains s'abiment et d'autres s'améliorent.
Les rares "vieillards" s'entraînant dans le brouillard du matin sont là pour nous le prouver....
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 09:30

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 11:02

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Ce soir, je n'ai pas su m'amuser avec d'autres dans un Mulhouse froids et venteux, et je n'ai pas envi non plus d'aller dans une maison silencieuse même si le chat gris me manque toujours autant.

On arrive à être avec très peu de gens, je trouve, peut-être une poignée dans une vie ?

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 03:20

"You are what you buy!"

"You are what you buy!"
Au jour le jour on finit par s'habituer à cette profusion de marchandises à toute heure et tout endroit et on en voit souvent que le côté agréable. Ce message m'a ramené à la réalité comme une gifle monumentale...

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# Posté le mardi 20 octobre 2009 10:25

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Le Petit avec sa ceinture verte ressemble comme deux goûtes d'eau à Harry Potter, la cicatrice en moins. Les autres font presque deux fois sa taille et il est toujours effrayé par les hommes de l'âge de son père.

Le mouvement final est mon mouvement préféré, lent, souple et inarretable. La moindre force superflue donnerait une information à aïte, la moindre raideur ferait retomber le corps maladroitement.

La position parait défavorable mais le changement de mains final efface cette illusion. J'ai mis finalement 5 ans pour y arriver. La difficulté vient de notre éducation face à la situation conflictuelle que mime le budo. La clé est je crois de ne pas y aller avec sa force mais avec sa faiblesse libérée de sa peur, c'est-à-dire sa sensibilité.

Le trésorerier parlait compétition comme ma collègue parle de diplôme, de reconnaissance, plus vite, plus fort, plus loin .Travailler plus pour gagner plus disent les gagneurs de coupes.

Et pendant ce temps, et pour quelques secondes seulement Harry Potter a été le seul à s'évader du cadre.
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 05:29

10 th planet jiu-jutsu


Tout les jeudis dans le quartier pourri de Mulhouse ^^
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# Posté le mardi 13 octobre 2009 05:42

Modifié le mardi 13 octobre 2009 06:06

lundi 12

lundi 12
Dès le lundi matin les voix reprennent dans ma tête comme autant de raisons de dire non à tout ça : le café qui est trop fort, le retaurant gastronomique, le fils qui a raté son train, les experts, le congé qui n'est pas encore validé, la mutuelle qui rembourse toujours trop tard ....

Plus important je trouve, beaucoup de collègue son mal dans leur travail ou en arrêt maladie dépressif, un vrai petit France Télécom qui me fais plonger la tête dans mes comptes et dans mes mauvaises pensées du week-end.

La maison m'a au moins appris cela : la vie est courte et peu basculer brutalement, je ne sais pas si vous vous en rendez compte de là ou vous êtes mais vos railleries pourraient très bien être votre dernier souffle.

Aussi j'ai quelque chose à faire dans ma vie, un but, aussi immatériel et incompréhensible qu'il soit pour vous, j'ai beaucoup de boulot.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 03:34

Modifié le lundi 12 octobre 2009 03:53

3+4/666

3+4/666
Je suis toujours stupéfaite par la noirceur du reflet de mes grands yeux dans le miroir, d'autant plus que l'eyeliner et mon mascara trop sec ont tendance à en rajouter une tonne. Foutue mode gothique, ma mère doit avoir raison quelque part.

Depuis les murs de la chambre de mon enfance se sont peu à peu assombris de posters de stars du rock faussement névrosées et la moquette a vu éclore une multitude de breloques, pendentifs, bagues, ras de coup, ceintures métallique et autres quincailleries. Quelle idée aussi de me donner ce prénom tout droit sorti d'un vieux film avec Bela Lugosi : Ophélia.

Et puis j'en peux rien moi si j'ai ce besoin de sentir de l'acier froid sur mon corps, ça me donne une certaine contenance, ça m'alourdi alors je me sens moins vide.

De toute manière je me disais qu'après tout je n'étais pas plus mal fagotée qu'Ahmed et Zef.
Ces deux squatteurs passaient leur temps sur le terrain de jeux en bas de l'immeuble depuis plusieurs jours.
Ils s'entrainaient à avoir l'air agressif, oui ça se travaille qu'ils disaient " tu vois tout est dans la mâchoire, elle doit être le plus en avant possible, tu vois comme les piranhas tu vois".

Pour asseoir la fabrication de leur personnage de cité, ils avaient aussi décidé de s'inscrire à un cours de taekwondo et depuis ce temps, ils s'adonnent à une nouvelle activité : donner des coups de pied un peu bancal dans le vide.
D'ici ça ressemblait à deux hérons qui étaient un peu fatigués. Ils levaient une de leur longues jambes, l'armaient dans la pose la plus cinématographique possible, faisaient un arrêt plus que précaire en équilibre sur l'autre puis lançaient soudainement leur jambe qui suivait une trajectoire propre au style de coup exécuté : middle kick, kick défonçant ou autre kick retourné chaloupé.

Avec le temps j'ai compris ce qui les pousse à s'intéresser à cet art martial coréen. En réalité, ces coups de pied ne sont qu'une extension de leur démarche dodelinante de jeune de quartier.

Moi c'est ce que j'aime dans Mulhouse, ce mélange improbable de culture s'imbriquant les unes aux autres. Cette ville a quelque chose d'organique, elle n'est pas très belle, ni stable et même bien souvent explosive, mais elle a au moins le mérite d'être foutrement vivante.

Et quand même, Ahmed et Zef ont quelque chose d'attendrissant sous leur casquette avec leur air faussement méchantf, après tout qu'est ce qu'ils pouvaient faire de mieux ? La seule chose que leur avait donnée la société était leur grande taille due à une alimentation de supermarché riche en bon produit chimique.

Moi par contre je suis restée plutôt petite, je n'ai que les yeux de grands.

Ma préparation devant le miroir pouvait s'éterniser, c'est très coquette les filles à cette âge là vous savez, surtout celle qui comme moi, sont satisfaite de leur reflet. Il faut croire que même à 18 ans, on a conscience que la beauté ne durera pas longtemps alors on veut en jouir le plus possible, ce qui a le don de nous attacher encore plus à cette chose éphémère.
Ce soir le fond de teint sert à masquer mes boutons, demain ce sera mes rides qu'il faudra cacher, il faut croire que c'est pour ça que les jeunes filles ont des boutons et se maquillent, elles s'entrainent.

Ctrl+Alt+Spliff en avait aussi des boutons, mais lui il trouvait ça dôle. C'était un.... un rasta cybernétique d'où son surnom. Il passait la grande majorité de son temps à jouer à World of WhoreCroft un jeu en réseau avec Bob Marley pour ambiance sonore.

Il y avait crée Lara une jeune héroïne dénudée qui me ressemble étrangement, la paire de seins en plus. Son but était de fuir une armée de nains joués par d'autres rastas cybernétiques du quartier aux m½urs parfois douteuses, et malheurs à elle si elle se faisait attrapper. Des raides qu'ils appelaient ça, j'vous jure, moi je trouve ça un peu flippant quand même.

Ctrl était un peu plus âgé que moi et vivait seul juste au dessus de notre appartement dans un petit studio assez enfumé. Nos musiques se mélangeaient à travers le plafond dans une joyeuse cacophonie. Des rythmes reggae mélés de cris gutturaux de mon dark métal s'échappaient de nos deux chambres.

Les autres voisins de l'immeuble en étaient exaspérés, surtout madame Kubiack, la voisine d'en bas, mais il faut dire que depuis que je suis petite, cette grosse dondon passait sont temps à raller de toute façon, alors autant lui donner de la matière qu'on se disait.

Si nos musiques traversent les murs, les ronchonnements de madame Kubiack eux traversent tout l'immeuble et elle ne s'arrête jamais, à tel point que j'ai parfois l'impression d'entendre des voix dans ma tête tellement c'est récurrent. La météo, les enfants, les jeunes, les PTT bref tout ce qu'elle pouvait caser dans sa phrase fétiche « vous savez de mon temps.... ».

Son mari, paix à son âme en était devenu sourd (puis mort d'ailleurs). Depuis elle passait ses journées à faire le ménage. Plus tard sa manie pour le rangement à dévié sur l'assemblage de puzzle jusqu'à provoquer en elle des tics bizarres si bien qu'aujourd'hui elle se retrouvait à trier des trombones selon leur taille, un petit pot pour les petits, un moyen pour les moyens et un grand pour les grands.

Pourtant, à son grand désespoir, certain trombones refusaient catégoriquement son classement, ils avaient le mauvais goût de se retrouver entre deux catégories, ce qui ulcérait Mme Kubiack. Ses cris dépassaient alors en décibel ceux de mon dark métal et les pauvres trombones réfractaires passaient systématiquement à travers la fenêtre pour tomber sur les casquettes de Ahmed et Zef, et même le taekwondo ne pouvait rien y faire.

Dans le bordel de cette tour de 33 étages, Ctrl+Alt+Spliff était mon seul vrai pote, nos addictions respective, lui la fumette et moi la chartreuse nous avait rapproché et ce soir comme tout les soirs dans cette putain de ville, on s'était donné rendez-vous devant la balançoire d'en bas.






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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 04:25

Modifié le mardi 13 octobre 2009 06:08

Deadpool

Deadpool
Deadpool est un de mes personnages préférés de Comics, il n'est pas vraiment connu du grand public mais on a pourtant pu l'apercevoir au cinéma dans le film sur Wolverine.

De son vrai nom Wade Wilson il à été tour à tour mercenaire, super vilain puis anti héro.
Ancien militaire et atteint d'un cancer incurable, il a accepté de faire partit du projet « Arme X » (le même projet qu'a subit Wolverine).

Deadpool est un personnage singulier dans l'univers Marvel, Wade Wilson est mort après le projet Arme X mais il a tellement saoulé la mort qu'elle ne voulait plus de lui et l'a renvoyé chez les vivants, depuis il ne peut plus mourir.

Il a aussi un don que j'ai trouvé très original pour un personnage de comics, il a conscience qu'il se trouve dans une bande dessinée, ainsi si un personnage lui demande où on en est il répondra page 27 case 7.

Les autres personnages interprètent ça comme une marque de folie mais ça le rend complètement détaché de la réalité du comics. Il passe alors son temps à faire des jeux de mots et des remarques foireuses ou a insulter les scénaristes qui lui font faire toute ses conneries.
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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 05:28

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 07:40